Les arbustes à croissance rapide pour un jardin épanoui

Qui a décidé que le temps devait forcément rimer avec patience au jardin ? Les amoureux de la verdure pressés de voir leur coin de nature s’épanouir n’ont plus à attendre une décennie pour profiter d’une ombre généreuse ou d’un décor vivant. Les arbres et arbustes à croissance rapide attirent de plus en plus de jardiniers, pour des raisons loin d’être futiles : besoin urgent d’intimité, envie de structurer un espace, ou tout simplement désir d’accélérer la magie d’un paysage qui prend forme. Un coin ombragé pour le déjeuner, une haie qui coupe le vent ou une présence végétale affirmée, les bonnes raisons ne manquent pas pour miser sur ces espèces dynamiques. Voici cinq candidats qui transformeront un terrain nu en scène habillée sans attendre la retraite.

Le saule pleureur

Pas besoin d’années interminables pour voir s’élancer le saule pleureur. Selon la variété, il peut gagner entre 90 centimètres et 2,5 mètres chaque année. Avec ses longues branches souples, il impose une silhouette reconnaissable entre toutes, oscillant doucement au gré du vent. Ce géant gracieux apporte une touche de raffinement à un simple jardin de ville comme à une vaste cour, et dessine presque à lui seul l’ambiance du paysage.

Les feuilles, fines et allongées, s’enfilent comme des lances et virent au jaune avant de tomber à l’automne. L’écorce, rugueuse et grise, se creuse de rides profondes. Pendant la floraison, à la fin de l’hiver ou au printemps, de discrètes fleurs jaunes percent la ramure. Le saule pleureur démarre vite, surtout dans ses jeunes années. Sa présence, elle, dure en général autour de 30 ans.

Bouleau

Le bouleau attire d’emblée le regard avec son écorce blanche, un détail qui séduit aussi bien à l’extérieur qu’en déco intérieure. Il se distingue par une allure élancée et une facilité d’adaptation remarquable. Selon les espèces, son feuillage s’illumine de jaunes ou d’or éclatants à l’automne.

Dans ses premières années, le bouleau peut croître à vitesse respectable, entre 5 et 20 centimètres selon la variété. Il supporte sans broncher les climats froids et s’accommode de sols pauvres, du moment qu’ils ne sont pas détrempés. Dans ses terres d’origine (Asie centrale, Sibérie, Russie, Amérique du Nord), il est célébré autant pour sa beauté que pour ses vertus médicinales : diurétique, anti-infectieux, apaisant et favorisant la cicatrisation.

Le magnolia

Impossible d’ignorer la présence d’un magnolia en fleurs. Ses corolles blanches, parfumées, s’ouvrent généreusement, tandis que le feuillage s’affiche en vert sombre, lustré. À la saison des fruits, de grandes gousses exotiques laissent apparaître des baies rouge-orangé, festin apprécié des oiseaux et de la petite faune.

Originaire d’Asie de l’Est, de l’Himalaya mais aussi de la côte est nord-américaine, le magnolia peut atteindre entre 12 et 24 mètres de haut, avec une belle amplitude. On distingue les variétés à feuilles persistantes (les célèbres magnolias à grandes fleurs, ou magnolia grandiflora) et celles à feuillage caduc, plus rustiques. Certaines espèces offrent leur floraison dès le début du printemps, mais cette générosité florale s’accompagne d’une chute de feuilles continue pendant plusieurs semaines, nécessitant un peu de suivi.

Le mûrier platane

Le mûrier platane, ou arbre-platane-mûrier, coche plus d’une case. Non seulement il pousse rapidement, mais il régale aussi de fruits sucrés tout l’été. D’une hauteur modeste d’environ 4 mètres, il s’adapte parfaitement à la ville et résiste bien à la pollution, ce qui le rend pratique pour les jardins urbains.

Pour profiter du meilleur de cet arbre robuste, il suffit de lui offrir une exposition au soleil ou à la mi-ombre. Son feuillage dense crée une zone fraîche, idéale pour installer une table ou improviser un coin lecture à l’abri. La floraison, en avril-mai, se traduit par des chatons suspendus de fleurs blanc-verdâtre. Les mûres apparaissent dès le début de l’été, et se récoltent jusqu’à la fin de la belle saison. Un classique pour ceux qui veulent allier l’utile au gourmand.

Cerisier japonais

Le cerisier japonais, ou prunus, transforme n’importe quel extérieur en tableau vivant à la sortie de l’hiver. Sa floraison, spectaculaire, couvre l’arbre de fleurs blanches ou roses, selon la variété, et annonce l’arrivée des beaux jours.

Ce spectacle, certes éphémère, a un pouvoir de métamorphose immédiat sur un jardin. Certains prunus se parent de fleurs dès février, d’autres attendent mars, ou même plus tard. L’arbre atteint à maturité entre 2 et 8 mètres de haut, et sa croissance rapide séduit ceux qui veulent profiter vite d’une scène printanière éclatante.

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