Chaque année en juin, la famille Wenz en Allemagne fait Portes Ouvertes dans sa ferme en biodynamie et sans labour. J'étais présent cette année. Voici le compte-rendu de la visite.
Qu'y a t'il de particulier chez les Wenz, qui vaille le déplacement ?
Tout simplement le fait qu'il s'agit d'un des pionniers de l'agriculture bio sans labour.
Le labour a été abandonné il y a une trentaine d'années au profit d'un travail très superficiel. Depuis, la fertilité du sol va croissant et les interventions se simplifient au fil des ans.
Sans doute un des rares exemples d'agriculture naturelle performant dans la durée en Europe :
* sans compost ni fumier ni autre apport extérieur fertlisant
* sans opération de désherbage entre le semis et la récolte
* et des rendements nettement au-dessus de la moyenne en bio
La famille Wenz [Manfred WENZ, le père et Friedrich, le
fils] cultive en biodynamie 30 ha dans la plaine du Rhin, non loin de
Strasbourg, en Allemagne. Les cultures principales sont les céréales, les légumineuses, et quelques cultures de niche (carthame, caméline, soja, semence de trèfle violet, ...)
Les Wenz cultivent sans labour. Les seuls travaux du sol
consistent en des scalpages superficiels (5 cm) avant semis.
La gestion des adventices se fait avant le semis et aucune intervention n’est effectuée entre le
semis et la récolte.
Aucune fertilisation n'a été apportée sur la ferme depuis une vingtaine d'année. Précédemment, la ferme Wenz bénéficiait du fumier d'un éleveur proche.
Les rendements sont au minimum équivalents, voire supérieurs
à l’itinéraire « labour », pour des coûts inférieurs, et avec une
amélioration du taux d’humus continue, malgré l’absence de tout apport
organique autre que la restitution des pailles (pas d’exportation).
La petite histoire de la ferme
La ferme comporte 30 ha, répartis sur 33 parcelles. Les sols sont de nature alluvionnaire (nous sommes dans la plaine du Rhin), et les parcelles sont hétérogènes, certaines comportent des sols à 30-35%
d’argile. En Allemagne, la fertilité des parcelles est située sur une échelle de 0 à 100. Le chiffre 100 indique un sol de potentiel indépassable.
Les terres des Wenz et des environs sont situées sur des anciens marais asséchés, sur des anciens bras du Rhin, avec des veines de graviers et d'autres d'argiles. le potentiel de fertilité des sols est de 25 à 30, c'est à dire des sols médiocres.
L'installation de Manfred WENZ a lieu 1954. La ferme est constituée au départ
uniquement de prairie. Initialement, Le sol était assez riche en humus, avec 40 à 60 cm de sol noir.
Manfred Wenz convertit les prairies en cultures de maïs-blé, conduite conventionnellement (engrais chimiques, désherbants, labour).
Progressivement, malgré des doses d'engrais et de désherbants croissantes, les rendements baissent, les cultures se salissent, le taux d’humus
chute, la terre s’éclaircit et devient dure.
Dans les années, 1960, le chemin de Manfred WENZ croise celui de RUSCH et MÜLLER, deux suisses à l'initiative de la structure BIOLAND, qui promeut l'agriculture biologique.
C’est en 1969 que Manfred Wenz décide de passer en bio, tout
en continuant le labour. La herse étrille, la bineuse et un désherbeur thermique sont uilisés pour combattre les adventices. Mais les rendements continuent à chuter, les sols poursuivent leurs dégradations et les
cultures sont de plus en plus sales.
En 1979, la famille est au bord de la ruine. C’est alors que Manfred Wenz rencontre fortuitement M. KEMINK,
un fabricant d’outil de travail superficiel de sol en maraîchage. Il s'endette alors pour
financer l'outil proposé par KEMINK, accompagné d'une année de conseil.
C'est la dernière chance.
Manfred Wenz adopte dès lors la technique suivante : 1/3
de la surface est cultivée en blé, les 2/3 restants sont en prairie pour
reconsituer la fertilité du sol.
La rotation s’effectue sur 3 ans. Avec la méthode Kemink, la prairie de 2 ans est détruite sans retournement, et après 6 à 8 passages de travail superficiel occasionnant un compostage de surface, la terre est prête pour le semis du blé.
Le succès est au rendez-vous : les rendements s’améliorent progressivement pour arriver à 43 qx/ha en moyenne décennale.
Puis arrive 1998, année charnière. Plusieurs changements interviennent.
C’est d'abord la
découverte de la biodynamie avec la
rencontre de Alex Podolinsky. Ce dernier fait part d’effets très positifs de l'approche biodynamique sur la vie
du sol, l’enracinement et la santé des plantes.
C'est ensuite l'adaptation de l'outil Kemink aux besoins des Wenz. Un prototype est réalisé par Ulrich SCHREIER, qui amène les Wenz a simplifier la technique Kemink en réduisant le nombre de passages.
Enfin, troisième évolution, Friedrich,
le fils, reprend la ferme et met en culture la totalité des 30ha, en subsituant la prairie par une année de trèfle.
EN 1999, après une visite de Manfred au Brésil, le semoir brésilien SEMETAO arrive sur la ferme. Il est revendu en 2004 lorsque l'outil ECODYN intègre la fonction "semis" : la dernière opération de gestion des adventices et le semis s'effectuent en une seule opération au lieu de deux, ce qui évite lors du semis de compacter le sol ameubli par l'opération préalable de préparation.
Depuis 2004, les techniques se sont affinées mais n'ont pas connu d'autres profondes évolutions.
Les techniques aujourd'hui utilisées sur la ferme
Les techniques utilisées sur la ferme sont inspirées des
principes suivants :
* Autonomie
maximale : auto production de semence chaque fois que possible, pas
d’intrants (pas d’achat de compost ou fumiers, non présents sur la ferme).
Les seuls achats : certaines semences, carburant bien sûr et certaines préparations
biodynamiques.
* Travail
du sol le moins fréquent possible et le plus superficiel possible
* Réduction
des temps de travaux, de la puissance du tracteur, de l'usure des outils
* Recherche
du coût minimal et de la marge maximale, le rendement n'étant pas l'unique objectif, le seul moyen pour eux d’être rentable
même en situation de prix bas
* Recherche
de l’activité biologique maximale favorisée par une faible perturbation de la structure biologique du sol, et par la production d'un maximum de "fourrage", adventices y compris. En effet, l'hypothèse faite est que plus les "repas" pour les organismes du sol sont variés, plus intense sera la vie du sol, et plus grande la fertilité. Les adventices font partie intégrante de cette diversité de fourrage.
Les techniques et outils :
* Un outil principal : l’ECODYN qui assure l’ensemble des fonctions préparation
du sol et semis. La herse étrille n'est utilisée que pour le nivellement du sol et de manière facultative pour l'implantation du trèfle blanc en 1° année de la rotation. (voir plus bas la partie sur la rotation)
* Fertilisation :
aucun intrant depuis une vingtaine d'années sauf les préparations biodynamiques 500 et
501. C’est la restitution des pailles qui remonte le taux d’humus, et les
légumineuses qui approvisionnent le sol en azote.
Photo 1 : matériel de pulvérisation des préparations
biodynamiques (40litres/ha), 12 km/h. Les rampes repliées ici sont dépliées
pour la pulvérisation au champ.
* La
préparation du sol et la gestion des adventices sont faits préalablement au semis par
scalpage du couvert ou des adventices.
* Aucune intervention entre le semis
et la récolte : si d'aventure après semis, les adventices
prennent le dessus, une autre option peut être prise et un autre semis
effectué au printemps (exemple : semis d’épeautre effectué automne 2009, envahi
début 2010, le couvert mixte adventices-épeautre a été alors fauché et un
semis direct de soja a été effectué)
Photo 2 : semis direct de soja dans un couvert mixte
adventices-épeautre fauché. Le soja va rapidement couvrir l’entre rang et
étouffer les adventices.
L’outil polyvalent ECODYN
Le semoir peut semer plusieurs types de graines (jusqu’à 3)
simultanément et à 3 profondeurs différentes.
Il peut être configuré en version « scalpage »
pour la destruction du couvert de trèfle employé les premières années de la
rotation ou en version semis.
Photo 3 : l’outil de semis ECODYN. Sur un même
chassis, disques ouvreurs du sillon, dent semeuse, herse, rouleau (2 roues de terrage peuvent se substituer au rouleau), herse.
Photo 4 :
Soc de semis direct pour semis dans un couvert. Vue de
devant.
Photo 5 :Soc de semis direct. Vue de derrière.
Photo 6 : germination dans le sillon ouvert. Le soc a déposé la
graine et les outils postérieurs (herse/rouleau cage/herse) ont ramené la
terre sur la graine. Le profil du sillon est en "T" inversé.[Soja]
Le profil en T inversé permet de conserver un maximum d'humidité dans le fond du sillon, comme le suggère le schéma ci-dessous.
Source du schéma : http://www.fao.org/ag/ca/fr/3g.html
La rotation type sur 5 ans (parfois 6 ou 7) chez les WENZ
Année 1 : démarrage au printemps avec un semis de trèfle, fauché une à trois fois avant le semis direct du blé semé à l'automne dans le couvert de trèfle.
Année 2 : après la moisson, le trèfle repousse. Puis il sera scalpé en 3 ou 4 passages espacés de quelques
semaines. Un blé est à nouveau semé à l’automne dans un sol
« débarrassé » du trèfle.
Photo 7 : blé en juin de l’année 2 semé sous
couvert de trèfle
Photo 8 : le trèfle sous le blé en année 2
Les 18 mois de trèfle seul, puis trèfle+blé ont pour
fonction de reconstruire le capital du sol. Les années suivantes, le capital
est utilisé pour produire.
L’objectif est qu’à la fin de la rotation, le capital soit
plus important qu’au début.
Année 3 : moisson du blé [ou épeautre], puis un engrais
vert est semé
Photo 9 : épeautre en année 3. Verse en bout de champ
lié à des accumulations de paille. Paille = humus = libération
d’azote = verse
Année 4 : féverole ou soja ou pois d’hiver. Des mesures
d’azote ont montré avec la féverole une présence de 250 kg d’azote/ha.
Année 5 : millet ou sarrasin ou seigle.
Photo 10 : seigle en année 5… cherchez le Wenz...
Cette rotation standard est soumise à de multiples variantes : trèfle violet au lieu
de trèfle blanc par exemple, épeautre au lieu de blé, etc.
La vie du sol
Une des clés du système est la recherche d'une diversité et d'une richesse de la vie du sol. Les traitements biodynamiques rentrent dans cette logique. Le travail
le plus superficiel possible également.
Photo 11 : les cultures Wenz sont riches en faune de
toute sorte. Insecte à identifier !!!
Selon les Wenz, la biomasse vivante se compte à hauteur de
10T/ha, dont seulement 15 à 20% de vers de terre. 50% est invisible à l’œil nu
et constitué de champignons, bactéries, algues, etc.
La philosophie à la ferme est de nourrir le troupeau des organismes souterrains en leur fournissant un couvert végétal sur la période la plus longue possible. Dit autrement, tout est fait pour déranger le moins possible cette vie cachée et lui fournir du casse-croûte sous la forme des résidus végétaux (résidus de cultures et d'adventices). Il faut signaler à ce sujet que les variétés de céréales sont des variétés à paille longue (KAPO pour le blé, qui présente par ailleurs un tallage important).
Photo 12 : turricules (tortillons) de vers de terre sous blé+trèfle blanc = une réserve de fertilité pour les années à venir
Pour favoriser la vie, l’orientation est de varier le plus
possible les cultures dans le temps pour offrir au sol un maximum de racines
différentes et ainsi favoriser un maximum d’organismes différents. Les Wenz
essaient de se rapprocher du "système de production" de la nature qui fait
cohabiter graminées crucifères légumineuses, etc.
Cela permet de construire le système le plus diversifié et
stable possible.
Dans la même idée, l’idéal est de combiner les cultures sur
un même espace ([exemple : trèfle-blé ou pois-prairie ou sarrasin
tournesol trèfle].
L'ensemble de ces pratiques ont permis de remonter le
taux d’humus qui se situait au plus bas à 1,5% à des taux de 4 à 5% sur les 5 premiers cm du sol, tandis que la porosité du sol atteint 50% à 30 cm.
Les résultats qualitatifs et quantitatifs
Comparatif FiBL bio labour / bio ECODYN avec travail superficiel et
biodynamie
Un comparatif a été effectué par le FiBL, organisme indépendant
de recherche suisse.
Les deux approches bio ont été comparées sur des
parcelles expérimentales en Suisse : labour d’une part et techniques Wenz d’autre part.
Il a donné les résultats suivants.
En moyenne sur blé, tournesol, maïs, trèfle graminée,
l’écart de rendement entre les deux approches est de 11% en faveur de
l’approche Wenz.
Dans le détail : blé (-10%) , tournesol (=) , maïs
(+34%), trèfle/graminée (+30%). L’effet positif est surtout attribué à une
meilleure alimentation en eau. Par ailleurs, la technique ECODYN montre une
activité biologique ([mesurée par la respiration des organismes du sol = CO2]
supérieure de 27% par rapport à l’outil charrue, avec un différentiel de
conservation de l’humus de 3,7 kg carbone/ha .
Le moindre rendement sur blé est attribué à un réchauffement
du sol plus lent au printemps sans labour, donc à une moindre minéralisation et
disponibilité de l’azote.
Comparatif bio Wenz / conventionnel
Les écarts moyens de rendements sont de 15 à 20% inférieurs avec
l’agriculture conventionnelle, avec une bonne marge économique du fait du faible nombre d’interventions, de l’absence d’intrants, même
organiques, et des prix très corrects vendus dans les circuits locaux. Par exemple, le rendement du blé sous trèfle est de l'ordre de 30 qx/ha (1° année de la rotation), et peut atteindre 60 qx/ha en 2° année et le seigle qui suit donne 40 à 45 qx/ha.
Les résultats chez Wenz
Chez
les Wenz la teneur en protéines du blé varie de 11,5 à 12,5%, avec une
variété de blé standard. La teneur élevée est attribuée à une mobilisation
de l’azote présent dans l’humus.
Bons
résultats notamment en années sèches où la levée est bonne.
Pas de
maladies ni de problèmes de limaces sauf sur tournesol.
La
qualité boulangère est très appréciée par un boulanger local.
Les
rendements : 80% de ceux du conventionnel en moyenne, soit 40 à 50 qx/ha
sur blé par exemple, contre un potentiel de 50-60 qx chez les voisins en conventionnel.
Évolution
des rendements : ils ont progressé jusqu’à arriver maintenant à un
plateau ces dernières années, mais les Wenz estiment qu’il y a encore un
potentiel de progression de 20%, notamment par l’extension du semis direct
dans des couverts vivants au détriment du scalpage avec les pattes d’oie
ECODYN.
L’autre idée consisterait à intégrer aux techniques présentes
l’utilisation d'une fertilisation apportée au semis.
La biodynamie et autres préparations
Les préparations
500 ou 501 sont utilisées 1 fois à l'automne et 1 fois au printemps.
Après
essais comparatifs, un impact positif faible mais notable, principalement sur
l' état sanitaire et sur la structure du sol a été observé.
Pulvérisation
à 40 litres/ha, buses vers le haut.12 km/h en 4x4
Enrobage
des semences avec une préparation maison à base de compost.
Les essais de semis direct sous couvert chez les Wenz
Les Wenz essaient maintenant de faire s'enchaîner les cultures sans temps mort.
L'idéal étant de semer la culture qui suit dans les résidus de la précédente.
Par exemple, un semis
de soja dans un couvert mixte repousses d'épeautre- adventices fauché une fois mi avril, une deuxième
fois mi-mai (voir photo 3 plus haut.)
Autre exemple, testé à titre expérimental, semis
de pois dans une prairie fauchée au printemps. Le pois est récolté l’été
et la prairie continue…. Double récolte…
Photo 13 : pois semé dans prairie. Récolte de pois
prévue. Fauche de la prairie et semis du pois mi avril.
Les adventices
Au départ de la mise en place de ces techniques, la ferme était envahie de beaucoup de rumex, de chardons, de folle avoine. Le problème est
maintenant réglé.
Quelques spontanées sont présentes dans les cultures : liseron, gaillet,
coquelicot, vesce, graminée, géranium, etc.
D'ailleurs, la propreté absolue n'est pas recherchée. Les adventices sont considérées comme les infirmières du sol. Elles sont là pour corriger les déséquilibres liés à une rotation très riche en céréales et pauvres en cultures de printemps (tournesol, maïs).
Un petit mot sur le chardon : sur la ferme, le chardon a disparu des cultures, mais refait surface au moindre faux-pas, notamment si le sol est travaillé par temps humide, ou si les pratiques entraînent une compaction.
Avec l'ensemble des techniques employées et la maîtrise de ces vivaces, les WENZ ont résolu un des obstacles principaux de la céréaliculture bio. Ils ont pu vérifier sur une parcelle récupérée en 2002 l'efficacité de leurs procédés : infestée de chardons, rumex, folle avoine et matricaire, cette parcelle a donné des récoltes propres et corrects après 2 années de culture de trèfle.
Parfois, mais rarement, certaines cultures sont abandonnées
lorsqu’elles sont envahies d’adventices. Nous en avons visité une, ressemée en soja au printemps après un échec de semis d'épeautre. Voir la photo 2.
Ravageurs et maladies
Aucun souci majeur de maladies ou d’insectes chez les Wenz.
Seule la culture du
tournesol a été abandonnée car la récolte était effectuée par les oiseaux...
De plus, le tournesol reste à la levée sensible aux limaces.
Les éventuels dégâts sont tolérés. Pour les Wenz,
l’écosystème doit être respecté et toute démarche destructrice revient à créer
un déséquilibre qui sera néfaste ultérieurement. Pour cela, Friedrich compare
l’écosystème « culture » à un ensemble mécanique : si on enlève
une rondelle, un pignon, ça ne marche plus. De la même manière l’ensemble de la
faune et de la flore a son rôle à jouer. Faune et flore interagissent pour former un système complexe et stable. Pour Friedrich, le boulot de l’agriculteur est
d’insérer sa culture en perturbant le moins possible l’écosystème.
Conclusion
Les Wenz ont maintenant un système bien rodé, stable agronomiquement et économiquement, avec des coûts très faibles et des marges confortables.
Les points remarquables sont qu'ils parviennent à obtenir des rendements réguliers sans aucune fertilisation autre que les légumineuses introduites dans la rotation et la restitution des pailles. La première année de trèfle est la clé de voute de la fertilité du sol.
Autre point intéressant : absolument aucune intervention entre semis et récolte, ni de désherbage, ni de traitement fongique ou insecticide.
La seule intervention de désherbage a lieu avant le semis, par un scalpage du trèfle ou des adventices, en 3 ou 4 passages espacés de quelques semaines.
Des marges de progression existent encore en généralisant les essais de semis direct sous couvert vivant, ce qui éviterait les 3 ou 4 passages de scalpage. Par ailleurs, des essais sont prévus prochainement pour apport une fertilisation "starter" au moment du semis.
Agriculteur ou jardinier, nous voilà à l'aube d'une ère où, respectant
et nous appuyant sur le vivant, nous pourrons obtenir de belles récoltes
sans travailler le sol (adieu charrue, motoculteur, bêche, grelinette,
...) sans fertilisant et sans traitement ! Ces résultats ne s'obtiennent pas du premier coup, cela passe par un apprentissage et des outils adaptés.
Les Wenz, à la suite de Fukuoka au Japon, ou de Emilia Hazelip en maraîchage, de Jean-Marie Lespinasse ou Dominique Soltner au jardin, ont montré que cela est possible.
A leur suite, j'expérimente dans mon petit jardin : les premiers résultats de semis direct de petits pois sous couvert végétal vivant sont présentés ICI.
Un essai de semis de maïs en semis direct sous couvert végétal vivant d'engrais vert a été également réalisé... des nouvelles bientôt.
Pour en savoir plus
Site du constructeur de l'outil ECODYN sur lequel on trouve d'autres liens : ECODYN Galerie photo de Franz BRUNNER , agriculteur autrichien (certaines séries de photo seront prochainement traduites).
Vous pouvez notamment visionner la série N°18, qui montre le passage d'une "culture" de chardons à une culture de céréales, après une année de "cure" de trèfle.