Deux citrons par jour ne changeront pas l’histoire du monde, mais ils pourraient bien bousculer votre routine plus que vous ne l’imaginez. Oubliez les recettes miracles du web : le citronnier, ou Citrus limonum, n’a rien d’un remède de charlatan. C’est un arbuste qui, depuis toujours, s’impose en douceur dans nos cuisines, nos armoires à pharmacie et parfois jusque dans les gestes les plus anodins du quotidien.
présentation
Avant de presser le citron, coup d’œil sur sa carte d’identité. On l’appelle couramment citron, son nom latin est Citrus limonum et il fait partie de la famille des Rutaceae. Ni plus, ni moins.
Propriétés thérapeutiques
Voici ce que le citronnier glisse dans sa besace pour notre organisme :
- Foie tonique : il intervient dans les situations de cirrhose et les troubles circulatoires veineux.
- Il s’invite aussi dans la gestion des hémorroïdes.
- Diurétique pour les reins : utile en cas de rhumatismes ou de calculs urinaires.
- Aide à réguler le diabète.
- Soutien la digestion et facilite le travail de l’estomac.
- Pour les soucis buccaux (stomatite, aphtes), sa richesse en vitamine C fait la différence, on le retient aussi contre le scorbut.
- Son action sur l’obésité intéresse ceux qui veulent alléger la balance.
- Enfin, il agit comme antiseptique polyvalent et peut apaiser certaines douleurs nerveuses liées à la fièvre.
Usages populaires
Dans les foyers, le citronnier ne reste pas dans son pot. Il intervient pour :
- Apaiser les troubles digestifs, de la simple acidité gastrique aux cas de dyspepsie ou de dysenterie.
- Accompagner les personnes confrontées à une maladie du foie, des nausées, des vomissements, voire des calculs rénaux ou biliaires.
- Favoriser l’élimination dans les cas de goutte, d’hydropisie aiguë ou de néphrite, grâce à son effet diurétique.
- Limiter certains troubles circulatoires et agir comme astringent, notamment pour le purpura ou l’hématurie.
- Intervenir sur le plan génital (par exemple pour la leucorrhée).
- Soutenir la peau, que ce soit pour apaiser une piqûre, traiter un ulcère, un lupus ou favoriser la cicatrisation des plaies.
- Faire baisser la fièvre ou agir comme vermifuge.
Utilisation et dosage
En phytothérapie, les citrons se prêtent à différents usages. Voici quelques préparations classiques, accessibles à tous :
- Limonade médicinale diurétique : il suffit de couper deux citrons et de les faire infuser dans un litre d’eau.
- Alcoolat de citron : 50 grammes de zeste frais macèrent huit jours dans 100 g d’alcool à 80°, bien fermé.
- Bain de bouche : un citron pressé dans un verre d’eau chaude, à utiliser pour rincer la bouche.
- Jus de citron contre le scorbut : de 100 à 200 grammes de jus répartis sur la journée.
Alimentation
Le jus de citron se distingue par son goût vif et sa capacité à rafraîchir, mais il se fait surtout remarquer par sa concentration en vitamines C et B. Un allié tout simple pour dynamiser une assiette ou relever un plat.
Précautions et contre-indications
Aucune contre-indication relevée à ce jour. Le citronnier traverse les générations sans soulever d’alerte médicale particulière.
Principes chimiques actifs
Le fruit du citronnier regorge d’acide citrique, d’acide malique, d’acide sulfurique, de sucre, d’un principe amer, d’essence, d’huile solide et d’éther éthylique. Côté vitamines, la vitamine C y tient le haut de l’affiche.
Autres usages
Le citronnier ne se limite pas à la cuisine ou à la pharmacie familiale. Il trouve aussi sa place en élixir floral contemporain et en gemmothérapie, via ses bourgeons. Une preuve de plus que cet agrume ne s’enferme dans aucune case.
Le citronnier ne révolutionnera pas la planète, mais il continue, chaque jour, à s’inviter dans nos verres, sur nos assiettes et dans bien des remèdes improvisés. Qui sait, demain, où s’arrêtera son influence discrète ?

