Créer un mur végétal chez soi n’est ni une affaire de jardiniers chevronnés ni un défi réservé aux experts de la botanique. On a souvent entendu que sa mise en place relevait du parcours du combattant, que c’était réservé aux initiés. Pourtant, quelques astuces bien choisies permettent de s’y mettre sans crainte et d’éviter les pièges classiques. Que vous envisagiez sérieusement de transformer un pan de mur ou que l’idée vous effleure encore timidement, il suffit de connaître les bons gestes pour ne pas s’en mordre les doigts plus tard.
L’emplacement du mur végétal intérieur
On croise fréquemment des murs végétaux sur les terrasses, les balcons, à l’entrée d’une maison ou le long d’un escalier. Mais rien ne vous oblige à suivre ces exemples. Il est tout à fait possible d’installer un mur végétal dans n’importe quelle pièce : salle de bain, chambre, salon… L’essentiel, c’est de s’assurer que les plantes auront les conditions dont elles ont besoin. Même une cave peut accueillir un mur végétal, à condition d’ajouter un éclairage adapté.
Certains aiment rappeler que les plantes rejettent du dioxyde de carbone. En réalité, la quantité produite reste faible et ne présente aucun danger. De plus, opter pour des plantes dépolluantes peut transformer ce coin de verdure en allié pour la qualité de l’air intérieur.
Mieux vaut éviter les emplacements en plein soleil : un excès d’exposition risque de brûler les végétaux. Véranda ou balcon sont possibles si les hivers ne sont pas trop rudes, mais il vaut mieux passer son tour si la température descend régulièrement sous zéro. Oubliez aussi les zones trop proches d’une source de chaleur ou les couloirs très fréquentés, où le manque d’espace deviendrait vite un problème.
La technique pour la création du mur
Pour construire un mur végétal naturel chez soi, plusieurs méthodes s’offrent à vous. Voici les principales approches à connaître, avec leurs points forts et leurs limites :
- La technique « Patrick Blanc », très prisée pour sa simplicité et sa robustesse, consiste à fixer des panneaux de PVC expansé sur une structure, puis à recouvrir le tout d’un feutre horticole. Ce support offre une croissance stable et un entretien facilité.
- La technique en gabion utilise des cages remplies de mousse naturelle, où viennent s’installer les plantes. La mise en place n’a rien d’insurmontable, mais sur la durée, remplacer la mousse peut devenir un casse-tête.
- La méthode de Vertiss propose de placer directement les végétaux dans des modules préformés garnis d’un substrat allégé. Si l’installation reste accessible, le poids du mur peut rapidement devenir un frein.
Ces procédés sont souvent employés par les professionnels. Rien n’empêche toutefois d’imaginer un mur végétal DIY avec des palettes en bois. Pratique pour les balcons et les terrasses, ce modèle a aussi l’avantage de pouvoir être déplacé, à condition de rester raisonnable sur le volume. Pour des conseils personnalisés, n’hésitez pas à consulter les spécialistes sur https://terrasseetjardindeparis.com/.
La taille idéale pour un mur végétal d’intérieur
La plupart du temps, le mur végétal occupe un pan entier, ce qui constitue le format idéal pour favoriser la vie des plantes. Plus la surface est grande, plus le microcosme végétal s’épanouit : diversité des organismes, échanges entre les espèces, résistance accrue face aux maladies et aux champignons. Si l’idée de gérer un grand nombre de plantes vous inquiète, sachez qu’un minimum d’un mètre carré est recommandé pour démarrer. C’est à partir de cette taille que le mur fonctionne à plein régime et que les végétaux s’entraident vraiment.
Les plantes à prendre
Impossible d’installer n’importe quelle plante sur un mur végétal. Même si l’envie de voir une rose trôner au milieu de la verdure est tentante, seules les espèces épiphytes s’adaptent à la culture sans terre. Pas d’inquiétude : beaucoup de ces plantes affichent un feuillage spectaculaire ou des floraisons remarquables. Pour bien choisir, mieux vaut éviter les variétés sensibles à l’humidité : les succulentes et les cactées ne sont pas les bienvenues, hormis le Rhipsalis qui fait exception.
Un mur végétal réussi, c’est finalement un petit écosystème qui trouve sa place dans le quotidien, sans exiger des efforts démesurés. Il suffit d’oser franchir le pas, de choisir le bon coin, la méthode adaptée et des plantes robustes. Et un jour, sans y penser, on se surprend à contempler ce tableau vivant, témoin d’une audace devenue habitude.


