Remettre en marche facilement un vieux motoculteur

Vous avez probablement quelques outils avec un petit moteur à essence que vous stockez à la fin de la saison d’utilisation, dans le garage ou dans le hangar.Qu’ il s’agisse d’une souffleuse à neige, d’une tondeuse à gazon, d’un nettoyeur à pression, d’un générateur, d’une tronçonneuse, d’un rotokultor ou même d’un VTT ou d’une motoneige, chaque année, votre investissement passe plusieurs mois au détriment de la morte-saison.Voici ma petite recette pour prolonger la durée de vie de votre investissement et réveiller le sommeil de vos appareils sans trop de problèmes.

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Entreposage

Avant de remiser une machine motorisée, il vaut mieux la préparer sérieusement. Première étape, videz le réservoir d’essence, puis procédez au changement d’huile. Laissez toujours un peu d’huile, à laquelle vous ajouterez un soupçon de stabilisateur de carburant (vous savez, la fameuse bouteille noire et bleue sur la photo). Lancez ensuite le moteur : laissez-le tourner quelques minutes, le temps que ce liquide fasse son chemin dans les conduits, le moteur et le carburateur. Cette précaution simple protège vos canaux internes et l’aiguille du carburateur des dégâts dus à l’essence stagnante, qui a la fâcheuse tendance à coller là où il ne faut pas.

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Ce stabilisateur facilite grandement le redémarrage, même après une longue pause. Quand vient la belle saison, il suffit d’ajouter de l’essence neuve à l’ancienne, et la machine retrouve son entrain.

Redémarrage

Pour relancer la mécanique, privilégiez une essence avec un indice d’octane élevé. Le super, concrètement. Si votre carburant date un peu, ajoutez un rehausseur d’octane, le fameux « booster d’octane » (en général, la bouteille orange). Ce coup de pouce rend le démarrage bien plus facile, surtout sur des moteurs capricieux. Ces produits se trouvent dans la plupart des rayons auto, pour quelques euros ou dollars seulement.

Et si ça ne démarre pas ?

Parfois, malgré toutes les précautions, le moteur fait la sourde oreille. Dans ce cas, une astuce toute simple peut sauver la mise. Munissez-vous d’un petit flacon doseur (le genre de distributeur pour la moutarde vendu en boutique de cuisine). Démontez la bougie d’allumage ; versez quelques gouttes d’essence directement dans le cylindre, là où se loge la bougie. Revissez, et essayez de démarrer. Avec un peu de chance, le moteur crachotera, puis reprendra vie. Si ce n’est pas le cas, répétez l’opération une ou deux fois. Après deux ou trois tentatives, même les moteurs les plus obstinés finissent par céder.

Une précision : n’oubliez pas de vider le flacon en plastique utilisé pour cette opération, afin d’éviter qu’il ne se déforme ou fonde. Ces contenants sont faits pour les aliments, pas pour l’essence.

Et maintenant la batterie

La batterie mérite elle aussi un peu de soin. Lors du remisage, retirez-la et gardez-la bien au chaud à l’intérieur, une fois qu’elle est pleinement chargée. Évitez de la poser à même le sol. Si elle doit rester dans le froid, assurez-vous qu’elle soit totalement chargée et pensez à la recharger au moins une fois par mois durant l’hiver. Une batterie vide, c’est la garantie qu’elle se fige, se déforme… et termine à la déchetterie.

Pour éviter cela, investissez dans un chargeur d’entretien. Ce petit appareil se charge de maintenir la batterie à niveau, en alternant charge et décharge douce. La plupart des modèles proposent un mode « stockage », parfait pour la saison morte. Discret, silencieux, il fait le travail sans prendre de place.

Par exemple, le chargeur automatique Yuasa Smarshot 900, disponible sur Amazon.com pour une trentaine de dollars, fonctionne sans broncher depuis des années chez moi. Mais bien sûr, d’autres modèles existent et font tout aussi bien l’affaire. Une dépense qui évite bien des galères au printemps venu.

Multi chargeur pour 4 batteries

Pour ceux qui possèdent plusieurs machines, VTT, motoneige, tracteur de pelouse, moteur hors-bord électrique, et autres équipements motorisés, la gestion des batteries peut devenir un vrai casse-tête. Voici une solution pratique : le multichargeur. Concrètement, cet appareil permet de maintenir jusqu’à quatre batteries de 12 volts chargées en même temps, sans avoir à jongler d’un appareil à l’autre.

Le modèle DHC SCM54a, commercialisé par Battery Experts, fait très bien le job. Certes, il demande un investissement de 216 $, mais il garantit des batteries en pleine forme, prêtes à l’emploi même après de longs mois d’inactivité. À terme, ce type de matériel s’amortit tout seul, tant il évite les dépenses inutiles en remplaçant prématurément des batteries usées par le manque d’entretien.

Au fond, faire revivre un vieux motoculteur n’a rien d’un exploit : c’est une affaire de petites attentions, de produits bien choisis et d’un peu de méthode. La prochaine fois qu’un moteur fait la sourde oreille au fond du garage, vous saurez comment le tirer de sa torpeur. Parfois, il suffit d’une étincelle et d’un tour de clé pour relancer toute une saison d’aventures mécaniques.

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