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L’humus, comme une éponge, est capable de stocker de 10 à 50 fois son poids en eau.
On comprend pourquoi un sol riche en humus a beaucoup moins besoin d’arrosage.
Tout jardinier naturel doit donc porter son attention pour augmenter le taux d’humus de son sol. L'idéal suivant un agriculteur bio serait d'atteindre 6%, taux à partir duquel les plantes sont très productives et parfaitement saines.
Pour cela :
* limiter au maximum le travail du sol (voir dans la bibliographie les livres de JM Lespinasse et D. Soltner)
En effet, le travail du sol brûle littéralement l'humus. Travailler le sol, c'est comme laisser couler l'eau du robinet ; un gaspillage d'une précieuse matière première. Et avant d'apporter des paillages et composts, la première choses à faire en économie jardinière est de limiter les pertes d'humus
* le sol doit être couvert en permanence de matière organique de préférence fraîche (résidus de culture, paille, brf, tontes de gazon, feuilles mortes, etc.)
Ces matières organiques fraîches constituent le repas des lombrics et d'une foule d'organismes du sol. Ils vont au fil du temps transformer ces matières fraîches en humus stable.
L'humus et les particules argileuses du sol vont être associés dans l'intestin des vers de terre et autres organismes pour former en présence de calcium le complexe argilo-humique (CAH), qui piègent les minéraux et évitent leur lessivage par les pluies. Seules les racines des plantes ont accès à la banque de nutriments du complexe argilo-humique.
Pour en savoir plus sur le complexe argilo-humique, cliquer ici
* enfin, en complément d'une couverture permanente du sol, il faut veiller à avoir toujours des plantes en activité, que ce soit des légumes ou des engrais verts.
H.P. RUSCH dans les années 60 a étudié la rentabilité de plsieurs fermes en agriculture biologique et a établi que quand le taux d'humus triple, la rentabilité d'une ferme fait mieux que doubler !
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