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8 impasse des acacias - 58160 SAUVIGNY-LES-BOIS - 06 11 85 28 64 - yl@terredhumus.fr


Terre d'Humus

Le jardinage naturel simplifié PDF Imprimer Envoyer

L'approche que je vous propose, déclinée sous différentes formes, a été initialement poularisée par Masanobu Fukuoka, au Japon. M. Fukuoka semait son riz à même le sol, sans le retourner, et recouvrait son semis avec de la paille de céréale.
Et recouvrait ses semis de céréales avec de la paille de riz.

Sa méthode baptisée agriculture sauvage ou naturelle, est basée sur les principes suivants :

  1. Pas de labours ou de retournement de la terre afin de préserver l’habitat des petits animaux du sol qui contribuent à la fertilité de la terre
  2. Couverture du sol par de la paille ou autre matière organique, dans l’idée de préserver le sol des agressions de la pluie qui tasse le sol, de priver de lumière les graines de mauvaises herbes, d’éviter le dessèchement des couches superficielles, et enfin et surtout de nourrir les vers de terre, qui vont aérer la terre
  3. Pas de traitement (même bio)
  4. Pas ou très peu de fertilisation

Masanobu Fukuoka a mis plus de 10 ans à maîtriser la technique.

Un petit chêne grandi. Pas besoin d'enfouir la graine ...       Semis de roquette sans travail du sol, sans sillon. Couverture de BRF 1cm. La levée a été parfaite (roquette).

La culture en buttes en complément des principes ci-dessus permet une aération supplémentaire, et un réchauffement du sol plus rapide au printemps, pratique adaptée aux sols lourds et argileux notamment.

Une fois cette technique apprivoisée, nous voilà avec un sol toujours souple, vivant.
Nous n’arrosons presque plus, les désherbages sont réduits et facilités par la souplesse du sol.
Et les plantes bien alimentées, sans les excès de la fertilisation minérale, sont plus résistantes aux maladies et aux insectes.

L'abandon ou la limitation du travail du sol se justifient pour plusieurs raisons.
Premièrement le travail du sol détruit l'habitat de la pédofaune, de cette vie animale dont on a vu qu'elle aère le sol par ses galeries et qu'elle enrichit par ses déjections.
Deuxièmement, le retournement de la terre ramène en surface des graines de mauvaises herbes qui n'attendaient que ça pour germer !
Troisièmement,  le travail du sol accélère la minéralisation de l'humus, ce qui conduit insidieusement au fil des ans à un appauvrissement du sol.

Quatrièmement, le retournement assèche
la terre, ce qui peut occasionner des besoins en arrosage ou quand l'eau manque, des pertes de rendement à la récolte.

Et enfin, le labour ou le bêchage nécessitent du temps et de l'effort, qu'il soit humain ou mécanique. Et dans le domaine agricole, qui dit effort, dit pétrole.

Cette nouvelle forme d'aborder le sol est révolutionnaire, car l'homme emploie le labour depuis que l'agriculture existe ! Elle est révolutionnaire, mais pas utopique. Sachez que des techniques apparentées sont utilisées de plus en plus en grandes cultures, regroupées sous le nom d'agriculture de conservation ou techniques culturales simplifiées. Ces méthodes ont permis aux agriculteurs qui les pratiquent de dégager du temps libre et de diminuer leurs dépenses de carburant !

J'utilise moi-même cette technique dans mon jardin depuis très peu de temps, depuis mes semis d'automne 2008. Je ne suis pas déçu. Ma recette : arrosage du sol préalablement désherbé en douceur, semis à même le sol, et couverture par 1 cm de BRF. Résultat : ce sont les seuls semis qui ont bien réussi ! J'en suis le premier surpris.

Roquette, mâche, salade d'hiver, tout a marché !

Essayez !

Jetez un oeil à la page bibliographie. Deux livres traitent du sujet : celui de Fukuoka, bien sûr , et celui de J.M. Lespinasse, qui aborde le sujet indirectement.