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8 impasse des acacias - 58160 SAUVIGNY-LES-BOIS - 06 11 85 28 64 - yl@terredhumus.fr


Terre d'Humus

*24juin10 : petition pour sauver la liberté d'expression PDF Imprimer Envoyer

Une fois n'est pas coutume.

Pour la première fois depuis que ce site existe, je prends position sur un domaine de la vie de la cité.

Je vous invite donc à aller sur le lien ci-dessous pour protester contre le licenciement de Didier PORTE et Stéphane GUILLON, deux humoristes de France Inter, qui avaient poussé le bouchon un peu loin.

http://petition.harrycow.fr/

Mais les excès de l'humour étant de loin préférable aux excès de la censure, de la bêtise, et de la petitesse d'esprit, je suis affligé et parcouru d'un frisson par la nouvelle. Où va t'on ? Vers une mise au pas des medias, radio, télé, presse ?

Comment exprimer le sentiment de nausée qui envahit tout personne éprise de liberté ?

Nous vivons des heures noires et inquiétantes. Je préférerais de loin consacrer mon temps aux délices de l'agriculture et du jardinage naturel, mais il me semble que le glas sonne, qu'il n'est décidément pas possible de rester muet face à l'obscurantisme. Il y a eu le siècle des Lumières, il y a les heures des Ténèbres.

Signer cette pétition est une chose. Réfléchir à l'implication de nos actes quotidiens sur l'environnement, l'économie de notre pays, etc. en est une autre, et indispensable !

Portez-vous bien !

En Post Scriptum, et bien sûr, cela n'a rien à voir, me passe entre les oreilles le chant de la Libération, plus connu sous le nom du chant des Partisans, chant des résistants français lors de l'occupation nazie et de Vichy.

En voici les paroles :

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?