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Hier soir, après une forte pluie, je suis allé rendre une visite amicale à mon jardin, lampe à la main, et une idée derrière la tête : voir les lombrics en action.
Depuis le temps que j'entends dire que les vers remontent la nuit pour casser la croûte en surface, j'ai voulu me rendre compte.
Et les bestioles étaient au au rende-vous en nombre bien supérieur à tout ce que j'avais pu imaginer. Combien ? Je n'ai pas compté, tout captivé par l'observation de leur activité nocturne. Au moins 10 au m2.
Et voici les photos du reportage....
Plus haut, un ver en ballade à la recherche de je ne sais quoi ...
A gauche : j'avais arraché la veille quelques plants de mauve qui gênaient mes
semis de poireaux.
Je les ai laissés au sol : la table des lombrics
est mise...
En s'approchant du plant arraché, je trouve un ver tout occupé à ramener dans sa galerie un bout de feuille de
mauve (voir la photo ci-dessous).
Très amusant : il colle sa bouche qui fait ventouse sur la
feuille (ce qui fait ressembler le ver à une trompe d'éléphant), et tire dessus en rentrant la tête dans son terrier : la
feuille de mauve se met en tension, et au bout d'un moment, un confetti
de feuille cède. Victoire !
Il n'y a plus qu'à recommencer.
Plus loin, un ver qui a attrapé le bout d'une feuille d'ail qui
pendouillait et qui a rentré l'extrémité dans le terrier, la tige d'ail
prenant la forme d'une corde d'arc, tendue.
Voyez à gauche de la photo l'extrémité
de la tige enfoncée dans le sol. Et voyez la base de la tige, floue sur la photo, trahissant le mouvement provoqué par le lombric caché, celui au milieu de la photo étant étranger à cette histoire.
Plus loin encore, des vers qui suçotent des bouts de copeaux et même les
longues tiges de tilleul qui délimitent mes planches. Question :
léchent-t'ils la surface pour y trouver une gourmandise ou
essaient-t'ils de ramener le copeau au nid ? Je n'ai pas la réponse.
Plus loin encore, un autre qui a "ventousé" un copeau et essaie de le rentrer en sous-sol. Trop gros. De la fatigue pour rien.
Et ici sur la photo, celui-là, la queue dans son terrier, prêt à y
rentrer en cas de danger, explore à doite et à gauche en recherche de
nourriture.
Je suis resté 3 minutes à l'observer. Il est resté
bredouille.
Le jardinier photographe a eu pitié.
Promis, demain, je te mettrai de la feuille fraîche.
Et enfin, moment plein d'émotion, j'ai surpris 3 couples de vers en pleine étreinte
amoureuse sur un lit de BRF, prêts également à cesser leurs ébats si nécessaire (j'en ai
dérangé un en voulant approcher l'objectif d'un peu près, ils ont
disparu à la vtesse de l'éclair). Voici la plus réussie des photos.
La morale de ce reportage : les vers sont là, sous la terre, à attendre du jardinier qu'il le nourrisse de résidus frais, tous les jours !
Tontes de gazon, fanes de carottes, épluchures, mauvaises herbes arrachées, feuilles mortes, ... tout est bon.
Le
BRF a pour fonction d'apporter de l'humus au sol, et les résidus
végétaux frais alimentent votre troupeau souterrain de laboureurs, qui
sans relâche, vont aérer votre sol.
Vous aussi, partez à la découverte de vos alliés laboureurs, vos photos sont les bienvenues !
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