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Terre d'Humus

* 21jan13 : le BRF protège le melon PDF Imprimer Envoyer

Le melon est dans certaines conditions sujet à une maladie fongique, la fusariose, causée par un champignon pathogène : le Fusarium oxysporum f.sp. melonis
Notamment en culture maraîchère, cette maladie peut faire chuter fortement les rendements. Cette maladie se caractérise principalement par le flétrissement et le jaunissement du feuillage.

Le CTIFL (Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes) a testé l'effet de diverses techniques biologiques et de rotation visant à réduire les dégats du champignon.

Ont été testées les rotations suivantes :  blé 2 ans, colza 2 ans, moutarde brune avant culture, moutarde brune + solarisation, salade navet en interculture melon.
Aucune de ces techniques, dans les conditions de l'essai, ne permet d'assainir significativement la situation.

En revanche le BRF (2,5 cm) épandu en février de l'année de culture du melon, permet l'année de l'apport d'obtenir en fin de récolte 80% de plants sains contre 20% en moyenne seulement pour les autres techniques testées.

Cet effet perdure l'année suivante, pour disparaître la 3° année.

On peut résumer en disant que le BRF sécurise la production de melon pendant 2 ans.

 

Pour avoir le détail des essais, je vous invite à prendre connaissance de l'article suivant :
http://www.fruits-et-legumes.net/revue_en_ligne/infos_ctifl/infospdf/infos%20279/279p68-72.pdf

 

Comment expliquer l'effet protecteur du BRF ?

Les auteurs de l'article avance l'hypothèse d'une stimulation des communautés microbiennes qui a augmenté les phénomènes de compétition dans le sol.
En complément de cette hypothèse de la compétition pour l'eau, l'air et autres éléments vitaux, j'en propose  deux supplémentaires :

- la présence de champignons décomposeurs du bois liés au BRF stimulerait-il les populations d'insectes et autres animaux fongivores (fongivore = qui mange les champignons) qui mettrait à leur menu le champignon de la fusariose, comme la coccinelle mange le puceron ?

- enfin, le BRF libère en se décomposant des éléments tels que le calcium et le potassium. Ces éléments sont favorables à une meilleure résistance du melon à la fusariose.

 

Cet effet protecteur du BRF  contre la fusariose est-il généralisable à d'autres maladies fongiques ?

De nombreux témoignages de jardiniers vont dans ce sens.
Ainsi, le BRF semble freiner le développement du mildiou sur les tomates, de la pourriture sur les fraises, de la tavelure sur les pommiers.

Tout ceci est à confirmer par chacun et par des essais rigoureux.